FIN

Le soir arrivant, les deux jeunes filles sont très mélancoliques. Pour cause, elles passent leur dernière nuit ensemble, avant les prochaines vacances. Elles n'ont absolument aucune envie de n'avoir plus personne dans leur lit. Après s'être préparées rapidement, elles se mettent sur le lit et s'enlace, encore et encore.

Elles ont un peu peur, elles savent très bien que c'est leur dernière nuit ensemble, elles savent qu'il y aura les préjugés au collège, peut être y aura-t-il un nouvel épisode des pierres. Elles ne veulent absolument pas voir tout ca, mais elles ne le verront pas... Nos jeunes filles ont un plan, un plan qui marchera, elles en sont sures. Il faut juste qu'elles profitent de leur nuit. Les deux adolescentes se deshabillent mutuellement, s'embrassant, se caressant. Elles finissent par se faire l'amour toute la nuit, avec un amour fou, qui grandit a chaque caresses. Puis, vers 3 heures du matin, elles s'arretent, extrement fatiguées l'une et l'autre. Elles se lavent, encore mutuellement, comme si elles ne pouvaient plus se passer l'une de l'autre. Ensuite, elles mettent une de leur plus belles robes, Anne Sophie etant ainsi vetue tout de noir et Marianne portant une tres belle robe d'une couleur penchant entre le rose et le magenta. Les deux jeunes filles mettent un CD d'Indochine, mais en mettant le son tres bas pour ne pas reveiller les parents d'Anne Sophie. Elles se mettent a danser, entrelacées, ensemble, ne formant presque plus qu'une seule personne. L'heure tourne lentement, mais bien trop vite pour les deux jeunes filles. A 5 heures, elles retournent dans le grand lit. Anne Sophie tend une des deux petites bouteilles qu'elle a reussi a se procurer a Marianne. Celle-ci prend le liquide, embrasse Anne Sophie, et boit d'un trait. Elle se ralonge ensuite, prenant la position d'un mort, et ferme les yeux,avec un dernier sourire pour Anne Sophie. Cette derniere la regarde s'eteindre lentement, son souffle diminuant, comme si elle s'endormait. Oui, ce poison est tres efficace. Prenant son courage a deux mains, elle ouvre sa propre bouteille, et boit, lentement, sentant le liquide lui bruler la gorge en descendant vers son estomac. Cette sensation etrange la fait tousser. Elle jette un regard a Marianne, sa poitrine ne se souleve deja plus. Elle l'embrasse sur le front, puis sur la bouche, imagine une derniere fois la tête de ses parents lorsqu'ils decouvriront les deux jeunes cadavres, puis s'etend sur le lit, elle aussi dans une position de morte. Elle ferme les yeux, sent sa poitrine qui se souleve de moins en moins, l'air qu'elle ne fait plus entrer dans ses poumons, les larmes qui naissent une derniere fois. Et puis surtout, le corp de Marianne, contre lequel elle s'est collée, le corp qui est encore chaud mais qui se refroidit peu a peu. Son souffle s'arrête, les larmes sèchent doucement sur sa peau blanche.

Le lendemain, les parents frappent doucement à la porte des deux jeunes filles. N'entendant pas de réponses, ils entrent doucement. Voyant les deux jeunes filles joliment habillées, ils se dirigent vers elles. Elles semblent dormir mais...Quelque chose les gêne. Touchant Anne Sophie pour la réveiller, ils se rendent compte qu'elle est glacée, et aussi qu'elle est trés pâle. Sa mère, allant voir Marianne, se rend compte qu'elle est dans le même état que sa fille. Elle avise alors les deux bouteilles, et se rend compte que c'est du poison. Elle tombe à genoux, et pleure, expliquant le tout à son mari.

Le soir, deux cercueils parfaitement noirs, devant la maison, s'appretent a être transportés et mis en terre. Deux familles, déjà au cimeterre, se regardent en pensant lamentablement a "Roméo et Juliette". Deux familles pour qui un certain mot prenait tout son sens. Ce mot c'etait :

Fin

Stop !
FIN

# Posté le vendredi 30 mai 2008 18:47

Bonjour bonjour

Et ui, voila que je me decide a reprendre Ici.

Une petite fiction qui me nait dans la tête, et qui, j'estime, à le droit d'exister.

Alors bienvenue dans :

Prototype My Darling.

Je peux pas vraiment faire de résumé, mais bon :

Prototype B, ou Marjolaine, selon ses créateurs, ne comprends pas le but de sa naissance. De plus, elle doit subir des tests pour pouvoir être terminée. Ou alors, elle deviendra certainement comme prototype A. Mais a quoi peut-elle bien servir ?

Prototype My Darling
Bonjour bonjour

# Posté le lundi 25 août 2008 15:27

Prototype my Darling...

Prototype my Darling...
«Comment se porte le prototype B ?
-Mieux que le A, elle dort pour l'instant.
-Tant mieux, demain elle subira une série de tests. Quand pensez vous qu'elle sera prête ?
-Bientôt il me semble. J'espère.»

Les deux hommes regardèrent le prototype B, une sorte d'ombre de jeune fille qui dormait à terre, contre un mur autrefois blanc, mais maintenant crasseux, et sans fenêtres. Une vitre les séparaient de la jeune beauté endormie. Ils regardèrent attendris leur création. Celle ci, mieux réussi que le prototype A, avait une cascade de cheveux noirs qui lui tombait sur les épaules. Ses yeux clos étaient gris et tristes. Son visage fin et blanc était tel celui d'une délicate et fragile poupée de porcelaine, ou contrastaient ses lèvres rouges.

«Nous devrions lui trouver un nom, et si vous me permettez, ma fille adore le prénom Marjolaine.
-Marjolaine... Oui, c'est un beau nom, appelons la ainsi. Un nom léger, un nom magnifique pour une créature magnifique.»

Pendant qu'ils discutaient, la jeune fille ouvrit les yeux. En les voyant, elle se recroquevilla en poussant un gémissement craintif. Ils lui parlèrent alors doucement, en lui tendant un morceau de viande sanguinolente. Elle s'approcha quelque peu, et attrapa la nourriture d'un geste vif, et retourna se pelotonner contre le mur. Elle arracha alors la viande, se mettant du sang sur la robe qu'elle portait.

«Prototype B, tu es presque terminée, nous t'avons donc trouvé un joli nom. Maintenant tu t'appelles Marjolaine.»

Le prototype B émit un second gémissement, avant de répéter son nom d'une voix faible. Les deux hommes partirent, heureux qu'elle ai prononcé son premier mot.

La jeune fille se recroquevilla encore un peu, et scruta l'obscurité. Ses yeux étaient parfaitement habitués, car elle étaient toujours enfermée, quoi qu'elle fût bien traitée. Chaque jour elle sortait, se faisait laver et coiffer, elle étaient majestueusement habillée, et on l'enfermait a nouveau. En parcourant sa cage du regard, elle se rendit compte que le prototype A était toujours la. Elle rampa misérablement jusqu'à la jeune forme blonde, qui avait était conçu un peu avant elle, et l'examina. Le jeune corps pâle semblait mal en point. Les yeux bleus du prototype A étaient grand ouverts, le peu de rose habituellement sur ses joues avait disparus. Prototype B mis sa main au dessus de la figure de Prototype A, et regarda son torse. Aucun souffle, aucun mouvements. Prototype B se rendit compte que sa compagne de cellule était décédée. Elle hurla de rage, et de désespoir, cela faisait une semaine qu'elle était née dans une chambre blanche, d'hôpital pensait-elle, et on la retenait ici depuis tout ce temps. Elle passa délicatement sa main pâle sur le visage de prototype A, et ferma les grand yeux bleus sans vie qui fixaient le plafond.

Prototype B décida alors de se rendormir. Elle s'allongea contre le corps glacial, mais peut être pas autant que le sien finalement, de prototype A, ferma ses yeux gris et s'endormit aussi paisiblement qu'elle le pouvait. Elle eu un sommeil sans rêve, jusqu'à ce qu'on la secoue violemment. Elle avait été changée de cellule, et de vêtements. Le cadavre de Prototype A avait disparut, et elle frémit a la seule pensée de ce qui avait pu lui arriver. Sa nouvelle cage comportait une minuscule fenêtre. Mais elle n'eut pas le temps de regarder l'extérieur, on la tira vers un lit installé la, ou on l'attacha solidement. Une violente lumière se fit, et prototype B ferma étroitement les yeux. Les deux hommes étaient au dessus d'elle. En une semaine, elle n'avait jamais pu voir leur visage. Ils était toujours à contre jour, et elle ne distinguait d'eux que de grandes blouses blanches, des gants noirs et des jeans. Encore aujourd'hui, elle ne put voir a quoi ressemblaient ses créateurs. L'un deux lui adressa la parole :
«Alors Marjolaine, tu es prête a savoir si tu es digne d'être terminée ?»

Elle avait presque oublié qu'elle avait un nom, et c'est la dernière chose qui lui tourna dans l'esprit avant qu'elle ne s'évanouisse.

# Posté le lundi 25 août 2008 15:29

Prototype My Darling

Quand prototype B rouvrit les yeux, elle vit instantanément Prototype A, qui la regardait d'un air bienveillant. Prototype A l'entoura de ses bras d'une façon maternelle avant de lui murmurer quelques mots réconfortant, puis elle se tint face à sa ''petite soeur''.

«Prototype B, je vais devoir te parler, avant que tu ne subisses l'épreuve finale... C'est ici que j'ai échoué, il y a une semaine. Il ne faut pas que tu perdes la face comme moi, tu dois te battre et atteindre la perfection, comme ils le désirent, non pas pour eux, mais pour toi ; pour ta vie.
-Prototype A... Je ne comprends pas, qui y a t-il de si horrible après ?
-Petite soeur, je ne peux pas te le dire. Mais je te promet de veiller sur toi, pendant toute ton épreuve, tu ne la rateras pas comme moi.»

Puis Prototype A s'effaça doucement, tendit qu'apparaissait un autre univers. Prototype B marcha un peu. Le sol était gris, comme de la cendre, et tout autour d'elle semblait être un désert. Elle continua à avancer et bientôt des ruines se dessinèrent autour de son chemin. Puis une ville prit forme, et elle regarda ce qui s'y passait. Des hommes, seulement des hommes erraient en quête de quelque nourriture que ce soit. Ils reconstruisaient leur petite ville, replantaient des champs, effaçant les traces des horreurs passées petit à petit. Une voix dans la tête de Prototype B lui murmura que la cause de cette misère était une guerre effroyable. Beaucoup de femmes étaient mortes, et à la fin de la guerre, on tuait les otages féminins, empêchant l'ennemi de se reproduire. Puis les dernières femmes étaient devenus une monnaie d'échanges, et avaient fini par mourir aussi, ne laissant a la race humaine qu'un seul sexe, celui doté des chromosomes XY. Il n'existait maintenant plus que des hommes pauvres, exceptés les scientifiques qui, terrés dans leur laboratoire essayaient tant bien que mal de rétablir l'équilibre humain. Prototype B prit soudainement conscience qu'elle était une femme, et à ce moment, tout les hommes se tournèrent vers elle. Déjà, on l'empoignait, on la déshabillait et on la violait. Prototype B hurla, se débattit tant bien que mal, et réussi à s'enfuir. Au loin s'élevait une prison comme la sienne, forte et blanche. Elle y couru, distançant les hommes qui voulaient son corps.

Elle se réveilla dans la salle blanche trop éclairée au moment ou elle entrait dans le bâtiment blanc de sa vision. Elle ouvrit la bouche stupéfaite et demanda :

«Qu'est ce que c'était ? Était-ce vrai ?
-Mon dieu, regardez, Marjolaine parle ! Sa vision lui a appris le langage ! Ho, quel jour... Notre invent...
-Taisez-vous bon sang. Marjolaine, oui, tout ce que tu as vu est vrai. Voilà pourquoi tu as était crée.
-Vous...Je...suis condamnée a être violée ? Seule ? A Jamais ?
-Non, bien sur, maintenant que tu es bien conçu, tu va avoir une quantité de petites soeurs, ou en tout cas une blonde comme Prototype A, une rousse et une châtain, ainsi tout les hommes seront heureux.
-Ai-je...des sentiments ?
-Tu le découvriras bien assez tôt, je pense. Viens nous allons te laver»

Prototype B se fit conduire dans une autre salle blanche ou l'attendait un bain chaud, et une nouvelle robe. Elle se laissa déshabiller silencieusement, et entra dans l'eau qui brûla sa pauvre peau si froide. Les deux hommes lui parlèrent longuement, tandis qu'elle se prélassait. Elle comprit alors qu'elle était une sorte d'Eve et qu'elle n'avait aucune échappatoire Elle ferma les yeux et entendit :

«Bientôt, tu seras prête...Bientôt...
-Mais taisez vous donc...Marjolaine...»
Et une main passa dans ses cheveux.
Prototype My Darling

# Posté le mercredi 08 octobre 2008 08:56

Modifié le lundi 10 novembre 2008 15:46