Au bout de 3 heures de courses, les enfants decident de s'arreter a un petit cafe pour se reposer un peu. Les jeunes filles discutent, s'embrassent un peu aussi, se calinent. Soudain, elles sont interrompues par deux garcons qui leurs adressent un grand et magnifique sourire. Elles reconnaissent avec stupeur leurs cavaliers de la veille. Se detachant l'une de l'autre a une vitesse folle, elles rendent les sourires aux deux seduisants jeunes hommes. Apres avoir demandé l'autorisation, ils s'assoient avec les jeunes demoiselles qui sont toutes deux rouges comme des tomates. Les quatres jeunes gens discutent de choses et d'autre comme des amis d'enfance. Au bout d'un moment les jeunes filles s'excusent et retournent a leurs courses, mais les deux garçons n'ont pas l'air de vouloir les laisser seules et les suivent, les aident même à porter leurs sacs qui sont tres nombreux.
Les jeunes filles se laissent faire, mais Anne Sophie a l'air mal a l'aise. S'excusant aupres des trois autres adolescents, elle s'ecarte un peu pour aller s'assoir sur un banc. Respirant a fond, elle tente de se calmer, mais elle voit bien ce que veulent les garcons. Le plus grands des deux veux Marianne, l'autre la veux elle. Cela lui donne la nausée, ils feront tout pour briser le couple AS/M. De quoi seront ils capablent exactement, elle l'ignore, mais elle sait que cela pourrait aller tres loin. Elle, elle ne veut pas perdre Marianne, elle deprime deja a l'idée de la quitter, elle se voit deja dans une baignoire pleine de sang, en train de mourir sans personne pour s'en occuper. Secouant sa tête pour chasser ses sombres idées, Anne Sophie retourne avec Marianne et les garcons. Quand elle n'est qu'a quelques pas, elle appercoit Marianne riant joyeusement avec son cavalier. Anne Sophie sans la tête qui lui tourne, elle a envie de vomir, de pleurer, de saigner. Elle se penche soudainement, et vomit tout ce qu'il lui reste du dejeuner, puis, se relevant avec peine, elle s'enfuit en courant, cachant le plus possible ses larmes. La derniere chose qu'elle entend avant de s'ecrouler, c'est son prenom, prononcer par cette voix qu'elle aime tant.
Quelques heures plus tard, c'est dans un hopital que Anne Sophie ouvre les yeux. Elle appercoit avec joie Marianne a ses cotes, les larmes aux yeux. Sa joie retombe aussitot qu'elle se redresse sur ce lit d'un blanc immaculée, et qu'elle voit les deux jeunes hommes, l'air aussi inquiet que Marianne. Reprise de nausee, Anne Sophie se remet a vomir, tant et tant, qu'au bout d'un moment, elle a une vision d'horreur : du sang. Marianne impuissante, tient la bassine sur les genoux de celle qu'elle aime et qui se tord de douleur. Les deux garcons restent immobilles, tandis que Marianne tante desesperement d'attraper la sonnette à infirmiere. Anne Sophie continue de vomir du sang, et, commence même a convulser.Alors, le plus jeune de deux garcons se precipitent sur cette maudite sonnette et appuie dessus comme un fou. Allarmées, se sont quatres infirmieres qui debarquent dans la chambre d'Anne Sophie lorsque celle ci s'evanouit. Auusitot, Plusieurs medecins sont appellés, Anne Sophie est transportee d'urgence en salle d'operation. Marianne, les yeux pleins de larmes, regarde celle qu'elle porte dans son coeur s'eloigner dans ce lit blanc, entouree de ces medecins blancs, dans cet hopital blanc. Elle s'ecroule, ne retenant plus ces larmes. Une gentille infirmiere l'aide a se relever et a s'assoir et lui donne a boire, pour qu'elle puisse se calmer. Marianne sanglote sans reussir à s'arreter. Un docteur passant par la demande a une infirmiere de l'allonger et de lui donner un calmant. C'est comme ca que Marianne voit le monde s'eteindre en meme temps que le sommeil la gagne.
Plusieurs heures apres, Marianne se reveille. On lui apprends qu'Anne Sphie est en soin intensif, qu'on a pas trouvé ce qu'elle a. Demoralisee, Marianne rentre chez elle. On lui dit que demain, peut etre, Anne Sophie pourra la voir. L'infirmiere garde pour elle le "si elle se reveille" voyant le triste etat de la pauvre amoureuse. Marianne laisse alors un message, avant de partir en trainant les pieds, la tête basse.