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Tristesse d'une journée d'ecole

C'est pas vrai! Elle n'y croit pas! Elle qui pensait que les collégiens étaient des gens murs! Et les surveilants alors ? Ils les regardent,Marianne et elle en se moquant ! Aucuns d'eux ne vient les aider! C'est pas possible... 'taiiiin !

La jeune fille jette un regard à Marianne... Celle-ci est au bord des larmes... L'enfant attrape sa main, et la serre fort contre son coeur. Les autres, qui ont fait une ronde autour d'elles se moquent de plus belle... Marianne va pleurer, elles les savent toutes les deux. L'adolescente ne peut s'empecher de sentir ses larmes monter aussi, car si Marianne pleure, elle sait que le monde va s'écrouler. Si Marianne pleure, elle sait que les autres vont redoubler leurs moqueries et cette ronde infernale ne finira jamais. Pourquoi personne ne vient les aider ? Pourquoi se moquent-ont d'elles ? La jeune fille a envie d'embrasser Marianne, mais elle sait que si elle le fait, les autres lui jetteront des pierres. Elle invoque Dieu. Il parait qu'il existe, elle n'y croit pas, puisque la vie ne lui a jamais sourit! Elle regarde toujours Marianne, impossible de decrocher ses yeux de cet ange... Marianne la regarde aussi, leurs corps se raprochent... Leurs têtes sont toutes proches... Mais les adolescentes se reprennent! Elles s'écartent, laissant sur leur visage un air de regret. Elles se lachent aussi la main, se tournent le dos... Mais elles n'y peuvent rien, d'un mouvement brusque, elles se retournent au même instant, se raprochent et s'embrassent.

Oubliant le monde qui les entoure, les deux jeunes demoiselles s'embrassent, encore et encore. Elles ne sentent pas les pierres qui volent sur elles, des pierres pleines de rage lancées par les autres collégiens... Elles n'entendent pas les sifflements qui crient la Mort, ni la surveillante qui arrive, les protége et les amene à l'infirmerie. Elles ne s'embrassent plus, mais sont toujours unies par leurs mains... Elles ne savent plus ou elles sont, elles ne sentent pas le sang qui coule le long de leurs visages et de leurs corps, elles n'entendent pas leurs mères affolées arriver. Elles sont ailleurs, dans un monde ou on les accepte (enfin)...

Leurs mains, crispées sont indetachables, elles ne peuvent être séparées, les medecins l'ont bien compris. Alors, seules, dans un lit d'hôpital, elles continuent à rever de se monde si lointain et si proche. Elles voient juste un scalpel, et leurs poignets... Elles s'approchent du scalpel toutes les deux, toujours mains dans la mains, comme une seule personne, se saisissent de l'objet, elles sentent la Mort arriver...


Stop!!!








Merci à AS pour le dessin
Tristesse d'une journée d'ecole

# Posté le lundi 27 août 2007 11:45

Modifié le lundi 27 août 2007 17:12

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