Tristesse d'une pluie

La jeune fille decroche ses yeux de ses conversations msn quelques secondes et les tourne vers la fenetre qui se trouve à sa gauche. Dehors il pleut... Elle ne peut s'empecher de penser "encore". C'est la 3eme fois en 1h. Qu'est ce qu'elle peut faire, à part rester dans sa chambre avec son ordinateur ? La pluie devient plus forte, le vent se leve. La jeune fille soupire. C'est qu'elle s'ennuie. 3 jours. 3 looongs jours qu'il pleut, que cela s'arrete, reprend, repart... Elle retourne parler, mais elle n'en a aucune envie. Elle dit donc au revoir. Elle regarde son ordinateur. Winamp...Elle double clique sur la petite icone et lance les musiques qu'elle avait selectionner quelques heures avant. Beaucoup de musiques de films, quelques groupes inconnus, Alice et June, ainsi que 3eme sexe. L'enfant se leve, monte le son et part au centre de la pièce... Les premiéres notes résonnent : Summer ouverture orchestral version de Requiem for A Dream... parfait, elle pourra danser son desespoir. Un pas sur le coté, deux vers l'avant puis un tour. Elle recule, fais des mouvements avec les bras, puis, commence à suivre la musique...

... La derniere note résonne, mais ce n'est pas celle de Summer ouverture... La demoiselle s'est endormie. Elle regarde Winamp... 13 chansons, chacune durant plus de 3 min sont passées... Dehors il fait maintenant nuit. Elle descend les escaliers, étonnée de ne pas avoir été réveillée. La p'tite se dirige vers la cuisine. La elle trouve un billet :
" Nous sommes partis nous amuser, nous n'avons pas oser te deranger lorsque tu dansais, débrouille toi, nous revenons demain soir"

Le mot amuser la choque. Elle sait trés bien se que veulent dire ses parents par la. Ils vont aller en boite, se bourrer à mort puis aller à l'hotel et... Oh, elle n'ose même pas penser à ce qu'ils feront. Elle regarde la pendule, se recale à l'heure de la réalité. 8 heures. Elle a faim. Dans le frigo, les restes de lasagnes tronent. Elle est végétarienne, ses parents le savent mais se fiche de son choix. Aucunes importance, elle ne mangera pas et donnera les restes au chien du voisin.

Elle decide de parler à Marianne. Marianne, c'était sa meilleure amie... C'était car, maintenant, elles sortent ensemble. L'adolescente se dirige vers son ordinateur, puis, finalement, fait volte-face. Non, elle n'as pas envie d'y aller. Elle voudrait quelque chose de nouveau. Parfois, elle rêve de s'amuser comme ses parents, mais les garçons la dégoutent. Tant pis, elle éteint son ordinateur, enfile son pyjama... Et se met a pleurer. Pourquoi... C'est la seule question qu'elle parvient à se poser. Elle saisit un couteau et va s'allonger sur son lit... Elle se taille un M sur les veines puis se scarifie un peu partout... Elle a mal, mais, aucunes importances ! Elle se sent anormale et veux en finir...

STOP!!!
Tristesse d'une pluie

# Posté le lundi 27 août 2007 11:40

Modifié le mardi 02 octobre 2007 15:36

Tristesse d'une journée d'ecole

C'est pas vrai! Elle n'y croit pas! Elle qui pensait que les collégiens étaient des gens murs! Et les surveilants alors ? Ils les regardent,Marianne et elle en se moquant ! Aucuns d'eux ne vient les aider! C'est pas possible... 'taiiiin !

La jeune fille jette un regard à Marianne... Celle-ci est au bord des larmes... L'enfant attrape sa main, et la serre fort contre son coeur. Les autres, qui ont fait une ronde autour d'elles se moquent de plus belle... Marianne va pleurer, elles les savent toutes les deux. L'adolescente ne peut s'empecher de sentir ses larmes monter aussi, car si Marianne pleure, elle sait que le monde va s'écrouler. Si Marianne pleure, elle sait que les autres vont redoubler leurs moqueries et cette ronde infernale ne finira jamais. Pourquoi personne ne vient les aider ? Pourquoi se moquent-ont d'elles ? La jeune fille a envie d'embrasser Marianne, mais elle sait que si elle le fait, les autres lui jetteront des pierres. Elle invoque Dieu. Il parait qu'il existe, elle n'y croit pas, puisque la vie ne lui a jamais sourit! Elle regarde toujours Marianne, impossible de decrocher ses yeux de cet ange... Marianne la regarde aussi, leurs corps se raprochent... Leurs têtes sont toutes proches... Mais les adolescentes se reprennent! Elles s'écartent, laissant sur leur visage un air de regret. Elles se lachent aussi la main, se tournent le dos... Mais elles n'y peuvent rien, d'un mouvement brusque, elles se retournent au même instant, se raprochent et s'embrassent.

Oubliant le monde qui les entoure, les deux jeunes demoiselles s'embrassent, encore et encore. Elles ne sentent pas les pierres qui volent sur elles, des pierres pleines de rage lancées par les autres collégiens... Elles n'entendent pas les sifflements qui crient la Mort, ni la surveillante qui arrive, les protége et les amene à l'infirmerie. Elles ne s'embrassent plus, mais sont toujours unies par leurs mains... Elles ne savent plus ou elles sont, elles ne sentent pas le sang qui coule le long de leurs visages et de leurs corps, elles n'entendent pas leurs mères affolées arriver. Elles sont ailleurs, dans un monde ou on les accepte (enfin)...

Leurs mains, crispées sont indetachables, elles ne peuvent être séparées, les medecins l'ont bien compris. Alors, seules, dans un lit d'hôpital, elles continuent à rever de se monde si lointain et si proche. Elles voient juste un scalpel, et leurs poignets... Elles s'approchent du scalpel toutes les deux, toujours mains dans la mains, comme une seule personne, se saisissent de l'objet, elles sentent la Mort arriver...


Stop!!!








Merci à AS pour le dessin
Tristesse d'une journée d'ecole

# Posté le lundi 27 août 2007 11:45

Modifié le lundi 27 août 2007 17:12

Depart de la...Arrivée en terre de....

Depart de la...Arrivée en terre de....
Elles sont toujours ensembles. Anne Sophie et Marianne marchent cote a cote, toujours main dans la main. Elles sentent toujours le sang qui degouline sur leurs poignets, mais elles ne sentent pas les larmes de leurs meres. Elles traversent un long couloir sombre ou brille une lumiere dans le lointain.

Même la Mort n'arrive pas a les separer. La lumiere s'approche, elle salut les deux jeunes demoiselles. Elle leurs demande se qu'elles font la. Les jeunes demoiselles ne repondent pas, mais sentent leurs joues s'empourprer. La lumiere leur montre alors leurs vies, en une fraction de secondes qui durent des heures, voir des jours pour les enfants. Puis la lumiere leur demande si elles veulent vraiment partir. Les enfants ne savent que repondre. La lumiere le fait pour elles. Bien sur que non, elles veulent encore vivre, elles veulent avoir plus de choses, elle veulent...

Alors, la lumiere separe leurs mains et les prends, une de chaque cotés. Elles marchent toutes les trois, elles reviennent sur leurs pas. L'heure de leurs mort n'as pas encore sonnée! Chaque pas coute beaucoup aux deux enfants qui sont vite essouflées, mais la lumieres les aident. Les demoiselles sentent un amour indescriptible emanner de cet etre de lumiere. Elles se sentent bien toutes les deux et font des efforts horribles pour continuer. L'amour que les trois personnes se portent les font continuer, sans s'arreter, elles commencent même a discuter et a oublier la fatigue.

Enfin, les voyageuses voient le bout du tunnel. La lumiere lache la main d'Anne Sophie, puis de Marianne, qui se reprennent la main et courent vers la sortie, adressant un dernier signe de la main à la lumiere, qui apres reflexion ressemble à un ange.

Enfin, elles debouchent, et ouvre les yeux. Leurs parents qui sont toujours à coté des corps, crient de joie. Les deux jeunes filles se relevent, leurs mains sont crispées, elles s'aperçoivent qu'elles sont devant...la morgue.

Les adolescentes lachent alors doucement, lentement leurs mains et se serrent dans leurs bras, puis s'embrassent...

STOP!!!

# Posté le lundi 27 août 2007 11:48

Modifié le jeudi 30 août 2007 10:39

Vacances...

Vacances...
"Qui a peur du grand mechant loup, mechant loup, grand loup noir, qui a peur du grand mechant loup..."
Cette mélodie enfantine court dans les pensées d'Anne So.

Ce sont les vacances et les parents de Marianne ont trouvé bon de l'emmener "s'oxigener", comme ils disent. A cause du suicide ont-ils ajouter a l'intention des regards interrogateurs des deux jeunes amoureuses. Anne Sophie, elle doit se contenter de la riviere qui coule dans son petit village. Ces parents ont eu du mal a payer l'hopital, et les vacances s'annoncent difficiles. M'enfin, ici, il y a un cimetiere, une riviere et trois forets, la jeune demoiselle passe donc ses journées dehors. Aujourd'hui, elle est devant l'Avre, qui coule paisiblement, eau claire qui parcoure les roches et les dechets. Elle le contemple en laissant divaguer ses pensées. A une centaine de metres plus loin, il y a le cimetiere et en face, une des forets. Celle ci est sombre et on voit parfois des animaux qui ressemble a des chiens en plus grands, mais, personne ne sait reellement ce que c'est, et, de toute evidence "ils"ne sortent pas le jour.

L'enfant se surprend a revasser d'elle et de Marianne. Marianne qu'elle ne reverra que dans 20 jours, qui lui semblent durer une eternitée. Elles se retrouvent enfin, dans ses reves, ou elle se voit en train d'embrasser Marianne et de se cacher dans ses bras. Elles sont toutes deux habillées d'une même robe. Anne Sophie l'a de couleur noire, Marianne de couleur violette.

La demoiselle regarde l'Avre couler sans imprevu, elle reve encore, elle reve toujours. Cette fois, elle et Marianne sont nues, et elle embrasse son aimee un peu partout, mais surtout sur la bouche. Elle joue avec sa langue, retourne sur le corps de sa jeune "fiancée" comme elles aiment a le dire. Anne Sophie secoue la tête, pas question d'avoir des fantasmes, cela ferait peur a Marianne. Mais comment s'en empecher, le corp de sa petite amie est si parfait, elle l'aime tellement... A bout de souffle,ecoeuree de ses idées et amusee aussi, elle decide de rentrer, car la nuit tombe. Elle apercoit une forme et des yeux flamboyant dans la foret...

STOP!!!

# Posté le lundi 27 août 2007 11:49

Modifié le mercredi 29 août 2007 08:48

Journal Intime

Vendredi 27 Juillet, 13h 30

Ma mere me demande mon etat d'esprit... Que lui repondre ? Je dirais que tout se resume dans les chansons d'Indochine, surtout celles ci : Alice et June, Adora, 3eme sexe, June, Gang Bang et Sweet Dreams, peut etre d'autres encore, pour l'instant seules c'est chansons me viennent a l'Esprit. En même temps, je suis super contente, demain, journée avec Marianne... Elle revient ce soir... Elle m'as tellement manqué...

...CLAC, la jeune fille referme son journal assez violament. Elle soupire de lassitude, ecrire ne l'amuse pas vraiment. Que faire ? Il n'est que 13h 43, et Marianne revient à 22h... L'adolescente irait bien se baigner mais elle n'a pas de piscine. Par contre, elle a une baignoire... Anne Sophie devale les escaliers, choisi une grande serviette blanche, du bain moussant, elle ferme la porte a clé, tourne le robinet et regarde l'eau s'ecouler dans le recipient d'email.

L'adolescente se deshabille, elle laisse tomber ses affaires par terre. Sa jupe d'abord, puis son chemisier, son soutien-gorges, et en final, sa culotte. Puis, elle se plonge toute entiere dans l'eau, elle joue avec la mousse... Petit moment de tristesse, souvenirs aussi, tout cela joue a ce que...

Ma chérie... Ma chérie, reveille toi... Anne Sooooooo!

HAAA, Anne Sophie sors la tete de l'eau, respire un grand coup apres ces deux minutes sous l'eau... Marianne, elle a entendu Marianne... Pourtant, la salle de bains est deserte... Mais pourquoi ? Pourquoi ce cri, elle ne comprends pas... La jolie demoiselle se prend la tete entre les mains...Elle entend un tambourinement a la porte : Anne Sophie, ouvre merde, ou repond nous, ca va ? Anne Sophie, m'oblige pas a enfoncer la porte! Putain, Anne Sophie...
Apeurée, l'enfant cri, sans realiser que c'est la voix de son pere de l'autre cote. Rassuré, l'homme s'en va. Anne Sophie retourne dans l'eau, elle va attendre que son aimée vienne la chercher, tant pi si elle meure... Juste respirer une derniere fois...


STOP!!!
Journal Intime

# Posté le lundi 27 août 2007 11:51

Modifié le mercredi 29 août 2007 08:50